jeudi 30 octobre 2014

Et alors !


Fleur Pellerin n’a pas lu Modiano. Et alors !

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Tout le microcosme et le petit monde de la culture se gausse : Fleur Pellerin n’a pas pu citer un seul roman de Patrick Modiano, récemment couronné par un prix Nobel de littérature.
On savait par Jacques Séguéla qu’on avait raté sa vie si, « à 50 ans, on a pas une Rolex« . Voici que maintenant que si on a pas lu Modiano, on est un moins que rien !
Ecoutez ce que dit Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt :
« C’est triste. J’ai de la peine pour elle, parce que… c’est vrai qu’un ministre des Affaires étrangères n’a pas le temps de lire un roman, il lit des dépêches, mais une ministre de la Culture doit se plonger dans la littérature, ne serait-ce que par devoir politique. C’est pas possible… c’est pas possible qu’on ne puisse pas citer un seul livre de Modiano. C’est pas possible, c’est honteux. Je trouve ça lamentable. « 
J’ai adoré ce titre d’un article de Victor Garcia paru dans l’Express :
« Polémique Pellerin-Modiano: « Si ça se trouve, Marisol Touraine est incapable de pratiquer une transplantation« .
Alors arrêtons le « Pellerin-bashing » ! 600 romans sont publiés chaque année en France ! Tous n’ont pas certes la qualité des ouvrages de Patrick Modiano. La ministre de la culture doit-elle tous les lire ou s’en faire communiquer des résumés pour pouvoir en parler sur Canal+ ?
Et si on enquêtait au plus haut niveau de l’Etat  :
  • Croyez-vous que François Hollande ait lu Simone de Beauvoir quand on voit comment il traite ses compagnes ? A t-il trouvé l’expression les « sans-dents » dans les Rougon-Macquart ? Sûrement pas !
  • Croyez-vous que Michel Sapin ait jamais ouvert un livre d’économie ?
  • Croyez-vous qu’Emmanuel Macron ait pris conscience de la condition ouvrière en lisant, lui aussi, Zola ? Il croit encore que Germinal est un livre sur l’horticulture !
  • Croyez-vous que Christiane Taubira ait appris à aimer la France en lisant Alphonse Daudet ou Marcel Pagnol ? En revanche, à coup sûr, elle a lu Boris Vian (j’irai cracher sur vos tombes !) et André Gide (Famille, je vous hais !)
  • Croyez-vous que Najat Vallud-Belkacem ait lu quoi que ce soit qui puisse justifier qu’elle soit à la tête de l’Education nationale ?
  • Croyez-vous que Jacques Attali ait lu le livre d’Eric Zemmour alors qu’il en parle avec assurance ?
  • Croyez-vous qu’Harlem Désir ait lu le moindre paragraphe de la constitution de l’Europe ?
  • Croyez-vous que Marylise Lebranchu sache lire ?
J’ai une confidence: croyez-vous que que le fait de ne pas avoir lu Marx m’empêche de tenir ce blog politique ?

mercredi 29 octobre 2014

Brève présentation du barrage

Rapide présentation formelle du projet « Retenue de Sivens »



Le projet de « retenue SIVENS » se situe dans le Nord-Ouest du Tarn (commune de Lisle sur Tarn, 10 km environ de Gaillac), sur la partie sauvage et préservée de la rivière Tescou.

Le barrage serait construit le long de la forêt de Sivens, en aval du lieu-dit de Barat, sur des Espaces Boisés Classés (EBC) et dans la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). 29 ha, soit 60% de l'emprise d'acquisition de la retenue (48 ha), sont boisés (friches, peupleraies, vergers de résineux, taillis...).

Il ennoierait la zone humide du Testet, dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou, qualifiée par la DREAL comme faisant « partie des zones humides majeures du département du point de vue de la biodiversité ».

D’une capacité établie à 1,5 Millions de m3, ses mesures approximatives seraient : 1,5 Km de longueur, 230 m de large, 48 ha de surface d’emprise du projet, environ 4 m de profondeur à plein. La hauteur du mur au-dessus du terrain naturel serait de 12,8 m.

Le Tescou, prend sa source à Castelnau de Montmiral, affluent de la rive droite du Tarn, long de 51 Km, il s’y jette au niveau de Montauban.

Sur le bassin versant existent déjà, 185 retenues collinaires stockant 5,1 Millions de m3 et interceptant 1/3 des cours d'eau rejoignant le Tescou, sans compter les interruptions, les trous dans le Tescou pour pompage et les seuils qui stoppent l'eau (sur 1 km au pont de Mongaillard) : l'amont n'a aucun souci de l'aval.

Ce projet, datant d’environ 40 ans, est porté par le Conseil Général du Tarn, maître d’ouvrage, et par son maître d’ouvrage délégué, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG).

Le soutien au débit d’étiage du Tescou est l’objectif prétendu d'intérêt général :
• 30 % du volume de la retenue pour le soutien au débit d’étiage (pour la dilution des pollutions).
• Le reste, 70 %, est destiné à l’irrigation de 309 ha.

Le projet serait financé à 100 % par des fonds publics (8 400 000 €HT pour l’investissement). Les financeurs prévus sont le maître d'ouvrage (le Conseil Général du Tarn pour 10%, le CG de Tarn-et-Garonne 10% également), l’Agence de l'Eau Adour-Garonne (50%) et l’Europe (30% via les fonds FEADER).
La politique de l’autruche les autruches plantent leur tête dans le sable quand elles ont peur ?

lundi 27 octobre 2014

un projet de barrage déchaîne la violence...grand défaut de dialogue

Un corps découvert après la manifestation contre le barrage de Sivens

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes du décès et l'identité de la victime, précise la préfecture du Tarn.

Le rassemblement pacifique contre ce barrage contesté a dégénéré en fin d'après-midi, samedi. Mais la mort de cet homme d'une trentaine d'années est pour l'instant inexpliquée.
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Le mystère plane, dimanche, autour d'un corps découvert à Sivens, dans le Tarn, sur le site d'un futur barrage dont la construction était contestée samedi par des manifestants.
La préfecture du Tarn a annoncé la macabre découverte par un communiqué laconique. «Cette nuit, vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime. Une enquête a été ouverte sous l'autorité du procureur d'Albi afin de déterminer les causes du décès et l'identité de la victime.» Les autorités refusent de donner toute autre précision.
Le projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée. À l'inverse, les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu'à irriguer les terres d'un petit nombre d'exploitants pratiquant une agriculture intensive. Depuis le début du déboisement, le 1er septembre, des rassemblements et des échauffourées ont régulièrement lieu.
José Bové.
Jean-Luc Mélenchon.

Visite de Mélenchon et de Bové

Samedi, 2000 personnes se sont réunies dans une ambiance bon enfant, de nombreuses familles pique-niquant sur une prairie proche du chantier, tandis que les forces de l'ordre sont restées à l'écart.


Le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, et le député européen écologiste, José Bové, avaient fait le déplacement pour aller soutenir les manifestants. Ils ont été chahutés à leur arrivée par un petit groupe de jeunes gens, qui leur ont jeté des œufs et des yaourts tout en scandant des slogans hostiles. Jean-Luc Mélenchon s'est cependant félicité de la mobilisation contre ce projet. «Il y a un grand défaut de dialogue, dit-il. Il faut arrêter la mise en œuvre de ce projet et que le débat puisse avoir lieu. La sagesse serait que les discussions reprennent. Et pourquoi pas en faire une sorte de référendum local lors des prochaines élections?»
Des échauffourées ont éclatées en fin de journée entre une centaine de personnes et les forces de l'ordre. Ces dernières ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls. Selon la gendarmerie, le calme était revenu vers 21 heures. Une source proche de l'enquête explique que l'homme décédé ,«âgé d'une trentaine d'années, faisait partie de ceux qui étaient au milieu des échauffourées». En revanche, les opposants qui ont passé la nuit sur le site disent ne pas être au courant de ce décès.

Thierry Carcenac, président du département : «Si j'avais su que ce serait un tel bordel...»

Hier, en fin de matinée, en parallèle à l'inauguration de ruches sur le toit du conseil général à Albi, Thierry Carcenac, le président (PS) du département, porteur du projet de barrage sur le site de Sivens, a accepté de parler quelques instants de ce chaud dossier.

dimanche 26 octobre 2014

Chercher l'ombre de 14/18


Alain GAUTHIER par un nouveau livre à la recherche des ombres de cette période était en conférence au Carla le jeudi 24 octobre 2014.



1914-1918 La gestion des morts pour la France et l'"Insertion"du soldat Inconnu.

samedi 25 octobre 2014

Quel courage, quel sens de la démocratie !

Comme un collégien qui cache à ses parents le mauvais bulletin de notes qu'il s'est vu infliger. 
Mediapart a publié le contenu de la lettre envoyée par Bruxelles à Michel Sapin et que le président de la République François Hollande a refusé de rendre publique.hollande-inauguration

vendredi 24 octobre 2014

Eloge de l’entreprise privée

Voici le remarquable édito de Nicolas Beytout, le directeur de la rédaction de l’Opinion qui lui a été inspiré par la remarquable gestion du décès tragique de Christophe de Margerie, à la tête de Total :
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Christophe de Margerie, P.D.G de Total mort dans le crash de son avion en Russie.

Quand on compare avec la succession à la tête d’EDF, décidée sur un coin de bureau à l’Élisée, et qui a vu l’éviction peu justifiée d’Henri Proglio, on a de quoi militer pour la privatisation d’un maximum d’entreprises détenues par l’État. Je ne parle pas d’EDF dont on imagine mal la privatisation pour de multiples raisons, mais peut-être d’un certain nombre d’agences de l’État comme par exemple « Pôle-Emploi » qui ne brille pas par ses performances …