mardi 17 février 2015

Aujourd'hui les journalistes veulent faire l'information.

© Vincent Boisot / Le Figaro
Les propos tenus par Roland Dumas sur le plateau de BFM TV sont loin d'être passés inaperçus ce lundi matin. Face à Jean-Jacques Bourdin, l'ancien ministre de François Mitterand, âgé de 92 ans, a provoqué un tollé après avoir sous-entendu que Manuel Valls était «sous influence» juive en faisant référence à la compagne du premier ministre, la violoniste Anne Gravoin.
Si après ce dérapage, Roland Dumas s'est retrouvé au coeur d'une vive polémique, Jean-Jacques Bourdin a lui-aussi atterri dans le viseur de certains. Aurait-il dû poser certaines questions? Notamment celles où il demande à son interlocuteur pourquoi «Manuel Valls n'est pas sa tasse de thé» et si le premier ministre «est sous influence juive» ?
Sur LCI, ce lundi matin, «l'homme libre» de BFM TV est loin d'avoir fait l'unanimité. Présidente de l'association Ethic et Chef d'entreprise, Sophie de Menthon a notamment déclaré que Jean-Jacques Bourdin avait réalisé un «raccourci médiatique absolument honteux», ajoutant: «C'est lamentable. C'est de la part de Bourdin que c'est scandaleux.» Même discours du côté de Maurice Ulrich, éditorialiste à L'Humanité, pour qui, «déontologiquement, la question de Bourdin est inacceptable.»

Le CSA instruit un dossier

lundi 16 février 2015

Ploucs de province...


Colette Capdevielle, député PS des Pyrénées-AtlantiquesLE SCAN POLITIQUE - Colette Capdevielle s'agace que le débat sur le travail dominical soit «très parisien». La députée PS est favorable à l'ouverture des magasins le dimanche au nom de la liberté à organiser sa vie comme chacun l'entend.

Votée samedi soir, les débats sur l'extension du travail du dimanche ont agité les rangs du Parti socialiste pendant de longues heures à l'Assemblée nationale. Des échanges au cours desquels la députée Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantiques) s'est illustrée par un coup de gueule repéré par La Chaîne parlementaire.
«Je suis un petit peu fatiguée que l'on vienne me dire aujourd'hui ce que doit être mon dimanche», a lancé l'élue, favorable à la loi Macron. «On va bientôt me dire et m'écrire dans des amendements ce que doit être mon lundi, mon mardi, et qu'en est-il de mon mercredi après-midi? Et de mon jeudi matin? Que faut-il que je fasse?»

«Ces provinciaux et ces ploucs de province, eux, ils vont dans les jardineries»

Mais ce sont surtout les discussions sur la création de «zones touristiques internationales» dans la capitale qui ont inspiré Colette Capdevielle. «Je suis un petit peu fatiguée que l'on vienne me dire (...) dans ce débat très germanopratin, très parisien, qu'aller au marché - bio, bien sûr - le dimanche, c'est tout à fait convenable, qu'aller au restaurant et au musée, c'est très bien ; on va même nous proposer et nous dire que ce serait formidable d'ouvrir les bibliothèques. Par contre, ces provinciaux et ces ploucs de province, eux, ils vont dans les jardineries et les supermarchés, et ce ne serait pas bien. Franchement, je le dis, j'en ai assez, véritablement assez d'entendre cela», a dit la députée.

dimanche 15 février 2015

c'est si agréable de jouer la comédie !

Chacun de nous a souvent la tentation de vouloir paraître ce qu'il n'est pas.

 Mais, ce n'est ni très confortable, ni très réaliste, car la nature reprend vite ses droits. Alors, c'est sûr, il vaut mieux rester ce que nous sommes. Humblement.

Rêve à Venise .

samedi 14 février 2015

"Dans une dictature, la caricature et l'ironie sont les derniers refuges des esprits libres" – Jean Jaurès

  Il est des arbres qui vivront encore dans le regard
                    De ceux qui apprécient par nature les œuvres d'art
                    En voilà une qui s'enracine dans le paysage
                    Et nous livre un bien mystérieux visage
                    Élégante façon de célébrer l'homme-tronc
                    Au milieu de toutes ces hautes frondaisons
                    Homme qui garde encore toute sa tête
                    Dans ce monde agité de tempêtes...

 Sivens...la nature est avec toi.
 

vendredi 13 février 2015

La question du jour

La question du jour M6infoBéziers : êtes-vous choqué par la campagne sur l'armement de la police municipale ?

jeudi 12 février 2015

Sivens : La sourde oreille des probarrage

Sourde_oreille_riverains_du_tescou_sourde_colere_la-depeche-du-midiNous remercions la Dépêche de nous fournir l’explication à l’impasse dans laquelle se trouvent les discussions autour du barrage du Sivens : les probarrage seraient, en effet, sourds ; nous comprenons à présent qu’ils ne puissent entendre les arguments du camp adverse et que, faute de communication possible de leur part, ils répondent à coups de barre de fer et de manches de pioche.
De fait, samedi et dimanche, pour rétablir la liberté de circulation autour du site du Sivens, les milices antizadistes bloquaient ladite circulation empêchant de passer quiconque l’aurait souhaité. L’énième manifestation pacifique et citoyenne de ces partisans de la démocratie qui s’ennuient le dimanche quand il n’y a pas chasse se déroulait sous la houlette de Miss barrage, à savoir Maryline Lherm, et de sa dauphine, Pascale Puibasset. Ces féministes de la première heure se font en effet représenter par des femmes à qui ils laissent volontiers la parole parce qu’elles font un peu moins de faute de syntaxe qu’eux et aussi parce qu’ils ne peuvent pas tout faire : il fallait qu’ils fassent cuire la saucisse.
barbecue-saucisse_riverains_testet_sivens_gaillac_milices_dimanche_fevrierCette dernière était fournie par Maryline Lherm qui approvisionnait aussi en vin ces courageux agriculteurs venus braver le froid (ce dont il n’ont pas l’habitude) en ce weekend vaqué. Elle leur avait promis lors de la réunion organisée à la salle des fêtes de Lisle-sur-Tarn le jeudi 5 février en présence des forces de l’ordre et du commerçant chasseur Cédric Baciecko. Nous n’avons goûté ni au vin ni à la saucisse, mais notre confrère de la Dépêche nous confiait s’être régalé ; nourritures terrestres et spirituelles se mêlaient, en partageant un bout de saucisse ils ont pu échanger sur les sangliers et chevreuils qu’ils avaient abattus cette année, histoire de ne pas perdre leur temps. Car le temps était un peu long pour eux, les zadistes et autres opposants à la retenue —  qui serait maintenant un lac (où l’on pourra aller s’oxygéner le weekend comme le stipulait en novembre dernier le sagace Jacques Valax, jamais à court d’arguments) — n’étant pas venus à la rencontre. Comme ils n’avaient pas de livres à colorier, pour se désennuyer un peu, ils se sont offert une distraction en saccageant pacifiquement le véhicule d’un riverain qui a l’outrecuidance de soutenir la position paradoxale d’être riverain du Tescou et de ne pas être favorable au barrage. Etrange raisonnement auquel ces gens-là restent sourds aussi. Eux, riverains du Tescou savent mieux que personne ce que les riverains du Tescou doivent penser, surtout quand ils sont accompagnés des amis de Charente maritime et du Tarn et Garonne selon les immatriculations des voitures présentes.
Samedi en fin d’après-midi, certains d’entre eux avaient trouvé une autre distraction, leur offrant l’occasion d’exprimer leur féminisme à l’encontre de jeunes femmes à l’allure suspecte (un peu très chevelues, même pour des femmes). Le port de la cagoule n’étant pas une condition sine qua non pour se faire agresser par ces miliciens, ils ont menacé, pour leur bien, ces jeunes femmes au visage découvert qui semblaient faire du stop. Elles ont mieux à faire que de traîner seules sur les routes, de la vaisselle les attendait sans doute quelque part. Les gardes mobiles présents lors de l’agression ont pu admirer avec quelle dextérité un gentil papy maniait le tournevis pointé vers ces deux femmes.
Heureusement il faisait beau ce weekend, mais comme il faisait froid aussi, ces gentils miliciens avaient troqué leur casquette pour des cagoules. Celles qu’ils portent n’ont néanmoinSSe rien à voir avec celles des pelluts (ces derniers ont assez de leurs cheveux et de leurs poils pour se protéger du froid, le port de la cagoule ne peut donc répondre, de leur part, qu’à des intentions belliqueuses).
bande_de_saucisse_puybasset_violences_menaces_exactions_sivens_barrage

mercredi 11 février 2015

inacceptables ...

BFMTV-Marseille-Valls-Des tirs inacceptables-09.02.2015

C'est le mot, oui : "des tirs inacceptables"

Les fâcheuses rafales de kalachnikov entendues en plein Marseille, en plein jour, en plein dans sa visite destinée à célébrer les progrès de ses mesures sécuritaires dans cette ville, ont été jugées inacceptables par notre sémillant premier ministre. Si ça ce n'est pas parler en politiquement correct, je me demande ce qui le sera.

Inacceptable aussi, la hausse de 20% du nombre de chômeurs depuis la prise de fonction de monsieur Hollande.
Inacceptable aussi, la réforme des rythmes scolaires qui pompe le budget des communes, alors que quatre mois après sa mise en place (sept. 2014), les priorités pour l’École sont devenues la discipline, le respect des maîtres, l'éducation civique, le port de l'uniforme, chanter la Marseillaise !
Inacceptable, que le président qui s'est fait élire avec la promesse de s'attaquer à un unique adversaire, la finance, n'ait pas encore pensé, après deux ans et demi en poste, à engager ce combat.
Inacceptable, que les gugusses qui prétendent gouverner osent se foutre de la gueule du peuple à ce point.
Inacceptable que ce peuple continue à préférer courber l'échine en silence plutôt que se révolter.